Playa Gigante
Tout comme au Costa Rica, le littoral de l’océan pacifique du Nicaragua propose bon nombre de plages paisibles, propres, chaudes et claires. La différence? Elles sont moins connues et fréquentées. C’est ce que nous apprenons le lundi 12 février 2024 (Jour 9) lorsque nous visitons la plage Gigante.
En fait, on compte au moins trois séries de plages dans la région: celles au sud de San Juan del Sur (les plus populaires), celles directement au nord de la ville, ainsi que celles davantage au nord dans la région de Tola mais rejoignables à partir de la ville de Rivas. Ces dernières attirent plus particulièrement les pêcheurs locaux et les surfeurs.
A date, nous n’avons vu que la plage Remanso du côté sud de San Juan del Sur. Notre deuxième, la plage Gigante (plage géante) se trouve à Tola.
Après 1h10 de route (45 km), depuis San Juan del Sur, la beauté de la plage Gigante nous émerveille. Elle rappelle celles de Sámara, au Costa Rica, mais en état plus brut, plus naturel. Des pêcheurs arrivent avec leurs prises de la journée: vivanneau rouge (Pargo ou Red Snapper), maquereau (Jural), chinchard (Macarela) et poissons-perroquets (Loro).
A la marée basse, nous pouvons rejoindre la prochaine petite plage Amarilla. C’est facile de se croire seul au monde dans ce petit paradis perdu (mais où est Wilson?)
Une belle découverte à Playa Gigante
Il fait bon de se baigner dans les vagues douces et berçantes de la marée montante. Vers 14h, un petit creux au ventre nous incite à essayer le Juntos Beach Bar. Nous nous installons au deuxième étage face à la mer et commandons une bière très froide, suivie de succulents tacos de poisson.
Une brise fraîche nous fait rêver. Pourquoi partir d’ici? N’est-ce pas ça le paradis?
Mais il faut revenir à la réalité: faire les épiceries à Rivas et retourner à temps pour la soirée de Pickleball. En payant l’addition, nous apprenons qu’Yvan, le propriétaire du restaurant, vient d’Ottawa! Quelle surprise! Il explique qu’une ‘carretera costanera’ (route cotière) de 120 km, actuellement en construction, longera les nombreuses plages du littoral pacifique du Nicaragua et se connectera au nord de Costa Rica. Cette construction transformena à tout jamais la donne touristique!
Tournée de trois plages: Playa Maderas
Le mardi 13 février 2024 (Jour 10), après notre café au lit, nous faisons la lessive et l’étendons sur la corde à linge au gros soleil et au vent. Parfaite journée pour cela.
En fait, les 33°C prévus aujourd’hui dictent une journée vouée à l’activité près de l’eau. Soit nous optons pour la piscine, soit nous explorons les plages des environs. Puisque nous n’avons pas encore visité les plages au nord à proximité de San Juan del Sur, nous jugeons bon d’aller y passer l’après-midi.
Le guide Ulysse (2017) décrit la Playa Maderas, à 9 km d’ici, comme étant tranquille malgré la présence de surfeurs, des amateurs de soleil et de quelques touristes. A la marée basse une plage de sable brun, dur et propre semble s’étendre à l’infini.
Effectivement les surfeurs novices ont beaucoup de mal à se positionner sur les doubles vagues qui s’écrasent durement sur le sable. De plus, nous voyons pour la première fois des parasols avec chaises longues à louer et des préposés sollicitant notre attention. La plage a certe beaucoup changé depuis 2017. Nous préférons nous balader sur la plage et nous rendre à la Playa Majagual.
Playa Majagual
La marée basse nous permet effectivement de traverser les rochers et de nous rendre à la plage Majagual. Celle-ci est moins achalandée malgré ses des vagues de type ‘surf’. Nous nous baignons seuls dans son eau fraîche.
Étonnemment, la vague nous fait basculer rudement à plusieurs reprises. A un moment donné je perd mes lunettes de soleil mais je réussis à tenir ma casquette sur ma tête! Heureusement que j’ai apporté d’autres lunettes dans mes bagages!
Certains jeunes locaux examinent ce qui se cache sous les pierres à la marée basse. Ils trouvent une pieuvre, des crabes et plusieurs étoiles de mer.
Avant de partir, nous nous arrêtons au bar et restaurant Los Tres Hermanos sur la plage Maderas afin de nous commander chacun une Toña froide. Le restaurant attire une foule plutôt jeune par sa musique forte, le surf et les meilleurs prix de l’entourage. Nous décidons poursuivre notre tournée à la plage suivante: Playa Marsella.
Playa Marsella
La playa Marsella est à 2 km au sud. Malgré les mini-hotels la parsemant, la plage dégage calme et solitude. Il n’y a ni pêcheurs ni surfeurs ici.
Nous la traversons à la marche et partageons ensuite un plat de Red Snapper entier frit avec chacun un jus frais (au melon miel pour moi et fruit de la passion pour Robert) dans un petit ‘comédor’ nommé El Islote. Malgré l’allure sympatique et prometteur du resto, le plat nous déçoit . Dommage! Ainsi se termine la tournée des trois plages de la journée.
La Saint-Valentin
Hier soir, mon genou droit, celui que j’ai éraflé en escaladant le volcan, s’est mis à enfler terriblement. Je ne pouvais plus y mettre de poids. Robert l’entoure de glace et je reste assise au lit, la jambe placée sur un oreiller. Ce matin, le mercredi 14 février 2024 (Jour 11), je resens encore de la douleur. J’y pose encore de la glace et je prends 400 mg d’Ibuprofen afin de réduire l’inflammation.
Nous profitons de ce moment pour planifier notre escapade à Granada du 22 au 26 février. Je m’accorde suffisamment de temps de reposer mon genou afin de pouvoir éventuellement gravir au moins un des deux volcans : Mombacho ou Masaya.
Pour célébrer la Saint-Valentin, Robert et moi prenons en premier lieu un verre de mousseux Blanc de blanc sur notre perron. Une baignade dans la piscine soulage le mal en plus de nous rafraîchir. Je marche déjà beaucoup mieux. Ensuite nous retournons au El Timón durant leur 3 à 6 et partageons quatre petits plats toujours aussi savoureux que ceux de la première fois que nous y étions! J’aime cette manière de récupérer.
Playa Hermosa
Le jeudi 15 février 2024 (Jour 12) nous passons toute la journée (10h30 à 16h) à Playa Hermosa. Il faut payer 3$ US par personne pour y accéder ainsi qu’aux services du Playa Hermosa Eco Lodge: hamacs, tables, chaises longues et ‘palapas’. Les arbres de la plage offrent ombre et abris contre le vent (mais pas contre des bourrasques!). Il est interdit d’apporter de la boisson et des aliments à cette plage de deux km de long de sable spongieux à perte de vue à la marée basse.
Nous choisissons un palapas avec toit de tuiles en argile. Durant la journée, nous nous baignons dans les vagues, dignes de surf avancé; nous mangeons d’énormes hamburgers accompagnés de délicieuses frites; nous buvons de grands jus de fruits frais; nous lisons le guide Ulysse et nous somnolons dans les hamacs. Avant de partir nous marchons vers le bout sud de la plage à la marée montante.
Bref, y a-t-il une plage qui répond davantage à nos critères? Si nous souhaitons une plage propre, sable fin et chaud, propice à la baignade et à de longue balade, ombre, confort, bon repas, alors la Playa Hermosa gagnerait le vote pour l’instant mais c’est une plage de surf avec vagues assez menaçantes. Pour de la plongée tuba, Playa Gigante pourrait satisfaire mais elle est plus loin. Playa Remanso incite à la baignade mais elle est petite. Chacune a son charme et ses limites. Mais il en reste encore plusieurs à voir dont Playa Coco et Guasacate!
Cet article a 8 commentaires
Vous faites un beau voyage les amis! Merci de partager vos belles photos!
We sat in the same spot as you on Playa Hermosa!!!
The best spot for sure!!
Humm…ce petit coin m’irait comme un gant lol..Hasta Luego…!
Enjoy!
Wow!!! Quelles belles plages. J’espère que le genoux de Marielle va mieux. Continuez de faire de belles découvertes. Continuation de beau voyage.
What great beaches and photos. Love your beachwear too:)) It’s a rough life but someone has to live it right? J’aime pratiquer mon Francais en lissant vos aventures. J’espère que ton genou droit va aussi mieux.
Yes, lots of beaches, just like you love them! You’d be in heaven here!