Marche dans le voisinage de San Juan del Sur
Le jeudi 8 février 2024 (Jour 5) nous flânons au lit en sirotant notre café. Le soleil est levé, les oiseaux chantent, une brise traverse le studio, le coq annonce le jour et les chiens aboient. Voilà notre petite vie quotidienne.
Suite au petit déjeuner, nous faisons une marche de six kilomètres dans le voisinage. La rue grimpe aussitôt dans la montagne ponctuée de manoirs, de villas et de complexes de villégiature, tous avec vue sur la mer. Nous repérons également plusieurs oiseaux dont le cassique de Montezuma (Oropendola), le geai à face blanche, la buse à gros bec et le milan du mississippi. Des singes-hurleurs se font également entendre et voir!
J’aimerais ajouter ici quelques faits concernant le séjour au Nicaragua qui intéresseront les voyageurs à long terme. Le Nicaragua se veut une option très raisonnable comparé au Costa Rica. Par exemple, le logement et la location d’un VUS sur 26 jours au Costa Rica nous a coûté respectivement 2,032$CAD et 3,000$CAD (les mauvaises routes exigent la location d’un Véhicule Utilitaire Sport à quatre roues motrices). Ici, nous payons 1,000$CAD par mois pour le studio et 1,300$CAD pour une Toyota Yaris puisque les routes du Nicaragua le permettent. Bon à savoir, non?
Cassique de Montezuma
Buse à gros bec
Des singes hurleurs dans les parages
Vers l’île Ometepe
Vers 14h nous conduisons à San Jorge à une quarantaine de minutes de chez nous, pour emprunter le traversier de 16h vers l’île Ometepe. Il importe d’arriver une heure d’avance.
Nous comprenons rapidement pourquoi il faut s’y rendre si tôt. Il faut nous présenter à trois différents guichets : billet du passage portuaire (1$US par personne), billet de l’auto (82.50 NIO) et billet par personne (50 NIO par personne). Un préposé nous y guide car il n’y a aucune façon de s’y retrouver.
Lorsque vient le moment de monter à bord du traversier, Robert recule l’auto sur ce dernier. Le vent crée des houles qui font bercer légèrement le traversier. Il y a très peu de passagers. Les deux volcans de l’île apparaîssent de plus en plus clairement. La traversée d’une heure se passe bien!
Finca San Juan de la Isleta
Le traversier accoste à Moyogalga, un de deux grands centres de l’île. La route de briques de 15 km nous rend à Altagracia, le deuxième grand village. Nous logeons à la Finca San Juan de la Isleta (sur Booking.com on l’appelle Hotel San Juan Ometepe). La ferme, très bien cotée, se situe sur la rive du lac Nicaragua, à 7 km d’Altagracia. Les chalets sur pilotis, le restaurant à aire ouverte, la réception aux lumières tamisées et tous les complexes et les meubles faits de bois évoquent une ambiance à la fois exotique et chaleureuse! Curieusement, il y a très peu de tourististes ce jeudi.
Ascension du volcan Concepción
Le vendredi 9 février 2024 (Jour 6) à 7h, notre guide Arlin, l’ami de Sergio (l’hôte lors de la visite du Café Monteverde au Costa Rica) monte dans l’auto. Un peu plus loin nous laissons la voiture chez une famille qui la surveillera le temps de notre ascension du volcan Concepción.
Ce volcan est le plus grand des deux volcans de l’île. Il compte 1640 mètres d’altitude; est doté d’une pente de 35 à 40° et serait encore actif. Dès les premiers pas, nous nous rendons compte que la montée représente tout un défi. Le flanc de la montagne est pentu, accidenté et éreintant. Nous devons constamment surveiller chaque pas en raison des racines, de l’instabilité des roches volcaniques, du sable granuleux et de la gravelle molle. Parfois nous escaladons à quatre pattes comme des singes.
À 1 300 mètres, les nuages filent autour de nous. Parfois ils couvrent complètement le paysage, tantôt ils se dissipent, nous laissant ainsi brièvement admirer le volcan Maderas à l’autre bout de l’île. Le vent nous refroidit. La fatigue nous frappe. Il est 10h30, temps de prendre une pause et de se ressourcer un peu. Puisque les nuages empêcheront de voir le cratère au haut nous jugeons bon de redescendre à ce point. Il est maintenant 11h10.
La descente dans la gravelle évoque celle en skis alpins. Nos pieds glissent à chaque pas et nos souliers se remplissent de sable. Après plusieurs pauses nous arrivons à l’auto exactement 7 heures plus tard, complètement épuisés et poussiéreux mais également très impressionnés par notre extraordinaire exploit! Maintenant nous voyons ce majestueux volcan d’un tout autre oeil! Merci Arlin!
Tour de l’île
Le samedi 10 février 2024 (Jour 7), nos jambes étant encore sensibles, nous renonçons à la randonnée en vélo autour du même volcan. Nous décidons plutôt de faire tout le tour de l’île en auto.
Mais avant de quitter l’hôtel, nous marchons un peu le long de la plage. Les paysans profitent du lac en ce samedi: certains font boire leur troupeau de bétails, d’autres se nettoyent ou font la lessive. Encore d’autres tirent leurs chevaux le long de la rive.
En conduisant autour des deux volcans, il devient évident que la qualité de la route varie d’un endroit à l’autre. Plusieurs modes de transports s’offrent à nous à l’arrivée sur l’île: autobus, moped, tout terrain, motocyclette, vélo, auto, tuk tuk. Nous en venons à conclusion que la meilleure option serait le moped! A faire la prochaine fois.
Tout au long de la route les locaux s’affairent. On les voit s’étendre dans leur hamac, attendre le bus, distribuer des grappes de plantains, empiler des caisses de bouteilles, se mêler aux touristes au marché du samedi, étendre le linge sur la corde, se promener à vélo, déjeuner en famille, bavarder au bord de la route. Tous nous saluent car si peu de voitures y circulent.
Curieux phénomène
En longeant la route principale de l’île, un fait étonnant nous surprend. En effet, le chemin traverse la seule piste d’atterrissage qui se trouve sur l’île. Il semblerait que les avions atterrissent et décolent deux fois par semaine. A ces moments, on ferme la route. A nos yeux, voilà un curieux phénomène qui vaut la peine d’être photographié!
Retour à San Juan del Sur
Il est maintenant l’heure de retourner en traversier vers San Juan del Sur. On nous signale de nous présenter à 17h pour la traverse prévue à 17h30. Encore ici, difficile de savoir où se procurer les multiples billets requis. On nous dirige ici et là mais nous nous débrouillons!
Nous traversons enfin le lac. Des passagers locaux et touristes peuplent toutes les plates-formes du traversier. Nous assitons à un superbe coucher de soleil au dessus de San Jorge suivi d’un minuscule croissant de lune. Nous arrivons chez nous à San Juan del Sur à 19h30. Qu’il fait bon de revenir chez soi après cette fabuleuse escapade!
Journée de piscine
Nous profitons du dimanche 11 février 2024 (Jour 8), jour du Superbowl, pour se détendre à la maison. Le matin je démêle toutes les photos prises durant le séjour à Ometepe et je termine la rédaction du plus récent article de mon blogue. Robert parle à sa fille Anne-Marie via Messenger pendant que je rejoins la famille de Patrick via Whatsapp le matin et mon amie Pauline en début d’après-midi.
Avant le souper, nous faisons une première baignade à la piscine du complexe. Mark, un résident, termine sa nage et jase un peu avec nous avant son retour en Angleterre ce soir. Il a juste le temps de nous recommander plusieurs marches à prendre dans la région. C’est noté Mark!
Le soir, nous préparons des pâtes et Robert regarde le Superbowl comme des millions d’autres mordus du football. Puisque cette semaine, nous planifions un séjour à Grenade, je vais me renseigner afin de pouvoir proposer diverses options!
Cet article a 6 commentaires
Les singes acrobattes!
Et du sable ! En veu ti y’ena
Oui il y en a des singes et du sable et de l’eau\
Bravo.pour la montée du volcan… Pas évident, mais là vous l’avez réussi.
Super! Great info and I will do this hike on my next visit! Cheers
What an adventure you and Robert are having and so many challenges too ! I really enjoyed reading about your trip to Ometepe Island and the photos and videos too.
Tres beau périple A+ …