Tôt le lundi premier avril 2019 (Jour 24), nous achetons nos billets d’autobus au Terminal Terrestre afin de nous rendre à Alausi. Les billets coûtent 6 $ US chacun et le trajet prendra quatre heures trente minutes.
Plus on s’approche d’Alausi, plus il pleut. A Alausi même, c’est la pluie torrentielle. Puisque l’autobus nous laisse au bord de la route, il faut nous rendre à pied à l’Hostal Gamala à environ 700 mètres. Mes souliers sont complètement mouillés. Bref, tous nos vêtements nous collent à la peau.
Suite à l’inscription et l’installation dans notre chambre, nous filons au restaurant voisin. Nous commandons un paichillis – des frites avec une sauce au fromage et poulet effiloché. Ce plat confort nous réchauffe!
A 18 heures, nous sommes tellement transies et gelées que nous nous glissons chacune sous nos couvertures dans nos petits lits respectifs. Rien d’intéressant à la télé et aucun accès à l’internet. Fera-t-il assez beau demain pour notre excursion épique en train?
Le trajet en train
Voilà! Nos voeux sont exaucés! La journée commence en beauté ce mardi 2 avril 2019 (Jour 25)! Le soleil est au rendez-vous! Il illumine le ciel d’un bleu éclatant!
Nous nous rendons à la station de train à environ un kilomètre de là et attendons le train. Celui-ci fait un aller-retour d’Alausi à Sibambe. Cette randonnée dure 2h30 en faisant une série de va-et-vients pour descendre un dénivelé de 900 m.
A l’arrivée au fond de la gorge, un groupe d’artistes performent des danses traditionnelles et d’autres nous montrent les techniques artisanales de tissage de la laine et d’extraction du jus de la canne à sucre. Nous rencontrons deux Autrichiens et un Allemand cycliste lors de la randonnée. Malgré la nature superficielle et touristique du trajet, le voyage nous épate!
Ingapirca
Dès notre retour à Alausi, nous montons à bord d’un autobus en direction de Tambo, un trajet de deux heures au coût de 4$ US par personne. Toutefois, en route, on nous fait signe de nous arrêter à la station de Cañar pour nous rendre à Ingapirca, ce que nous faisons. Le bus vers Ingapirca nous coûte 2$ US par personne et part dans 30 minutes, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour prendre un petit goûter et aller aux toilettes.
Une fois bien assises dans l’autobus qui part à l’heure prévue, nous apprenons qu’il fait la route des écoliers. Ceci signifie une randonnée avec nombreux arrêts sur une route de campagne très étroite au sommet des montagnes. Effectivement, les écoliers descendent du bus un à un.
A un moment donné durant le parcours, nous croisons un autre bus qui a du mal à passer. Comment vont-ils y arriver? Ce n’est sans doute pas la première fois que les deux conducteurs relèvent ce défis. En effet, en se faufilant adroitement l’un contre l’autre, ils réussissent à éviter le dérapage dans le gouffre. Ça me plaît beaucoup de vivre cette aventure.
Au site archéologique
Enfin, nous arrivons au site archéologique d’Ingapirca. Le billet d’entrée coûte 2$ US par personne. En explorant les ruines du peuple Inca, nous rencontrons Victor. Natif de Loja, il vit actuellement aux États-Unis mais travaille quelques jours par mois à Tambo. Il nous invite à nous joindre à lui durant la visite.
Ensemble nous inspectons tous les recoins des lieux très bien entretenus et impressionnants. Victor nous ramène en auto à la station d’autobus de Cañar où Gayle et moi prenons le bus (2$ US pp) vers Cuenca. Tout va bien et nous arrivons vers 18h30.
Le soir nous retournons à l’hôtel Santa Luria et communiquons avec la voisine Lola qui nous ouvre la porte de l’appartement de Lethy. Nous rentrons chez nous à 20h30. Quel soulagement et quel bonheur de nous retrouver ‘chez nous’ après cette longue journée remplie d’aventures.
Souper avec les Européens
C’est notre dernière journée à Cuenca aujourd’hui le mercredi 3 avril 2019 (Jour 26). Il fait beau ce matin et assez chaud pour enlever plusieurs couches de vêtements. En matinée, nous achetons quelques souvenirs. Gayle trouve des boucles d’oreille pour sa fille et un petit collier duquel pend un médaillon avec le symbole de la vie, soit toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.
Vers 14 heures, le ciel se couvre. Nous passons quelques heures à la maison. Le soir nous avons rendez-vous avec Léonard, le Suisse, Marc et François, les Français et Agnès, la Malgache. Nous partageons un copieux repas de moules et frites ou steak et frites au restaurant Jodoco Belgian Brew à proximité du Parque San Sebastian. Marc, le chef cuisinier et pâtissier de profession nous a préparé un magnifique gâteau! Quelle merveilleuse soirée passée avec nos nouveaux amis!