En route vers Lombok
Il est mardi 10 avril 2018 (Jour 12). A 7 heures, mes bagages sont prêts. Je m’installe à la table du restaurant et je commande une carafe de café. Élaine et Louis me rejoignent peu après lors du petit déjeuner. Le melon d’eau est mur et sucré, l’ananas est juteux, et la banane fait un bon fond avant l’oeuf et les rôties.
Vers 9 heures nous nous rendons au port. Le traversier public, au coût de 12 000 IDR chacun (soir 1.20 $ CAD) nous amène au port de Bangsal, sur l’île de Lombok. De là, un chauffeur nous conduit à Gondang Beach Hotel, à une douzaine de kilomètres du port. Au coût de 175 000R (17.50$) la nuit la chambre fait partie d’un complexe très tranquille, situé à proximité de la plage. D’ailleurs on peut voir la mer à travers les cocotiers qui la longent (Voir la photo de mise en page ci-haut). Nous sommes les seuls à l’hôtel. Aucun préposé ne parle l’anglais.
En après-midi, nous marchons jusqu’à Pantai Tebing, un bon 10 km de distance à l’aller seulement. Il fait très chaud. Parfois les nuages nous donnent des moments de répit du soleil. Ici aussi nous sommes les seuls à la plage. On en profite pour se baigner dans l’eau chaude de la mer.
Lorsque vient le temps de retourner chez nous, la chaleur accablante nous incite à faire de l’autostop. Heureusement, un groupe de jeunes travailleurs sociaux très sympathiques nous invitent à monter à bord et nous ramènent chez nous.
A l’hôtel, les employés nous servent des noix de coco fraîches. Nous sirotons le jus en observant le coucher du soleil sur notre terrasse. Envoûtante Lombok!
Pantai Tebing



Chutes Tiu Kelep et Sendang Gile
Ce matin, le mercredi 11 avril 2018 (Jour 13), le petit déjeuner est servi à l’extérieur. Nous ajoutons notre beurre d’arachides et nos deux dernières bananes au repas d’oeufs, rôties et une carafe de café. Le taxi arrive à 8h30. Le trajet vers Rinjani nous coûte 175 000 IDF. Je me rend compte plus tard dans la journée que j’ai oublié de remettre les clés de nos chambres!!
Une heure plus tard, nous arrivons au Rinjani Guest House. On nous présente deux chambres au 2e étage. A première vue, les chambres nous déçoivent : un simple éventail accroché au dessus du mur face au lit, pas de papier de toilette ni miroir et une cuvette d’eau avec petit seau d’eau pour vider la toilette. De plus, le prix ne comprends pas le petit déjeuner. Les 300 000 IDF pour deux nuits ne valent pas le coût dans ce cas.
Dès notre arrivée, nous préparons deux sacs de lessive que nous déposons à un petit commerce à deux pas du Guest House. Le tout sera prêt demain matin. Le dîner se prend au warong où des sentiers mènent à deux chutes. Il faut payer un frais d’entrée de 10 000 IDR par personne afin d’y accéder.
La chute Tiu Kelep rappelle un rideau d’eau et disperse une bruine fraîche. Le sentier pour s’y rendre fournit beaucoup d’ombre. A l’occasion, nous apercevons des singes qui sautent d’un arbre à l’autre. A un moment donné, il faut même traverser une rivière. Quel beau trajet.
La fin de l’après-midi est prise à nous trouver deux scooters pour demain. Malgré plusieurs tentatives de négociation, Élaine et moi n’avons aucun succès. On verra bien demain.




Chute Mangku Sakti
Lorsque je me réveille à 6h15 le jeudi 12 avril 2018 (Jour 14,) le soleil se lève. Je ne sais pas trop comment j’ai réussi à passer la nuit à cet hébergement sale et basique. Au moins il y a de l’eau chaude ce matin pour me doucher.
Dès qu’ils sortent de leur chambre vers 8 heures, Louis et Élaine se plaignent aussi. Ils jurent avoir entendu des sons de rats se promener au grenier. En plus, de l’eau brunâtre sort de leur robinet. Puisqu’il est impossible de rejoindre le propriétaire, nous quittons les lieux aussitôt et cherchons un autre hébergement.
Suite au petit déjeuner au même warong qu’hier, nous nous présentons au Senaru Lodge. On nous offre la chambre familiale avec deux grands lits. C’est spacieux, propre et bien aménagé. En plus, il y a de l’eau chaude! Quel bonheur! On se croirait au paradis!
Réservations de motos
Une autre bonne nouvelle: Élaine et moi réussissons à nous louer deux motos à 150 000 IDR en tout. Élaine et Louis conduisent et j’aide Élaine à naviguer avec un écouteur à l’oreille me rapportant les directions de Google Maps. Ça fonctionne bien.
Malgré une route non balisée, nous partons en direction des chutes Mangku Sakti. En route, un jeune motocycliste fournit des directives claires pour nous y rendre. C’est notre ange gardien du jour!
Il a raison, la route est belle mais elle est toujours sans signalisation claire. De plus, Google Maps nous abandonne! Heureusement que les paysans nous dirigent petit à petit à destination.
Nous laissons enfin les motos au bord de la route et marchons environ 30 minutes sur un chemin de terre qui nous mène vers un aqueduc et un barrage. Enfin, la première chute que nous croisons plonge dans un énorme bain d’eau limpide. Cette vista spectaculaire nous interpelle à sauter à l’eau sans tarder!
Louis décide d’explorer davantage les lieux et disparaît. Au retour, il nous invite ç le suivre. Il nous fait escalader des flancs de montagnes pentus afin d’accéder aux pleines chutes. Nous demeurons incrédules face aux merveilleuses chutes qui tracent un large filet d’eau rugissant entre diverses formes rocheuses. Il faut se pincer la peau! C’est comme si nous étions les seuls dans un coin perdu du monde! Quelle merveilleuse expérience!





