Vers l’Estancia Panagea
Nous sommes encore le 20 décembre 2018, en route maintenant vers Tacuarembó! Un ranch, à 350 km de route, nous attend.
Nous quittons la Florida à 11 heures dans une chaleur lourde. Le paysage est magnifique au soleil. Les vallons s’éternisent. Les routes sont très bien entretenues et tranquilles dans ce coin de pays.
A l’entrée de Tacuarembó, vers 14 heures, c’est l’heure du lunch. Nous partageons un plat de gramajo et un pamplona de pollo. Le pamplona est un roulé fourré au pancetta, queso et marón (poivron rouge) grillé à la parrillada. Tout un délice!.
Il reste encore environ 45 km avant d’arriver au ranch Panagea. A 5 kilomètres de là, une rivière traverse la route. Que faire! Notre voiture peut-elle passer?
Nous contactons immédiatement Juan, le propriétaire de l’estancia, qui vient aussitôt nous chercher en camion. Il propose de conduire notre auto tandis que Nancy prend son camion. Ensemble nous traversons la rivière.
A l’estancia, nous rencontrons les autres invités : un couple de North Carolina, deux Françaises de Paris et trois personnes de l’Angleterre. Nous nous installons pour la soirée. Il faut dire qu’il n’y a de l’électricité qu’entre 19 et 22 heures chaque soir (ainsi que le wifi). Autrement, il faut s’en passer. Le soleil se couche vers 19 heures.
La plus longue journée de clarté passée au ranch
Il est vendredi 21 décembre 2018 (Jour 13). A 5 heures du matin, soit l’équinoxe, on entend déjà les ibis qui crient à tue-tête. Ça y est, je suis complètement réveillée. Mais il est trop tôt pour se lever.
Une douche à 6h30 fait beaucoup de bien. Nous préparons notre propre petit déjeuner à partir d’un buffet : choix d’oeufs et bacon, céréales, rôties avec confiture et fromage. Je me prends deux toasts avec fromage et confitures. Le café sent bon! On sert le vrai ici et non pas de l’instantané, comme partout ailleurs.
Vers 8 heures, malgré la pluie, il faut aller trier les agneaux des moutons. Ceux-ci seront transportés en camion à l’abatoir de Tacuarembó pour la période des fêtes. Nous avons tous et chacun un rôle à jouer. Le triage devrait donner lieu à un rassemblement d’une centaine d’agneaux désignés par une ligne bleue tracées sur leur dos. Les moutons et agneaux sont doucement dirigés vers plusieurs enclos jusqu’à l’endroit de séparation. Nous nous plaçons stratégiquement derrière eux et les poussons pour les faire avancer tout droit devant car si un se sauve, tous les autres le suivent!!
Une fois cette étape accomplie, nous nous rendons au camion de chargement et guidons les agneaux vers celui-ci. Il nous faut plus d’un essai avant d’y arriver. Dès la tâche complétée, nous partons tous à cheval afin de guider le troupeau de moutons à l’autre bout du ranch, ce qui prend deux heures. Les chevaux sont dociles et respectueux.
Tout se passe bien. Sous le soleil de l’après-midi, tout le monde se repose. L’immensité du ranch nous émerveille!
Une belle journée d’été à l’estancia
Puisque c’est le samedi 22 décembre 2018 (Jour 14) et que Noël approche, nous passons une journée peu achalandée. C’est aussi peut-être parce que les moutons sont maintenant prêts pour l’été. C’est vrai, l’été commence officiellement aujourd’hui ici!
Ce matin, Juan nous propose de faire une longue balade à cheval sur les grands espaces de l’estancia. Nous partons vers 9 heures et retournons au ranch vers 11h30. Le tout est lumineux, paisible, merveilleux!.
Hier soir, les deux françaises ont quitté le ranch et sont remplacées par une famille mexicaine : la mère, sa fille et son fils, tous adultes. Vers 13 heures, c’est le tour de Charles et Linda, les Américains, de poursuivre leur voyage. Suzanne, la propriétaire, les ramène en ville. Entre temps, Juan prépare un asado pour le souper : la vraie vie de gaucho quoi!