Départ d’Ottawa
Nous sommes le 4 décembre 2015 (Jour 1), le jour de mon départ vers Santiago. Mon vol d’Ottawa à Toronto part à 20h30 et celui de Toronto à Santiago décollera à 11h30. J’arriverai à 1h30 le samedi 5 décembre 2015.
Noreen a accepté de me conduire à l’aéroport d’Ottawa avec mon vélo emballé. C’est la première fois que j’apporte mon vélo en voyage, donc j’ai beaucoup à apprendre. J’ai obtenu une boîte de carton du magasin de vélos Foster, il y a quelques semaines de cela et j’ai moi-même emballé mon vélo. Je ne sais pas dans quel état il arrivera à Santiago.
A l’aéroport je paie 50$ CAD de frais de manutention et de transport requis pas la compagnie Air Canada. J’ai du ouvrir la boîte pour l’inspection mais ce dernier a passé sans problème. Durant l’attente, j’échappe mon téléphone portable une fois de trop et l’écran s’éclate. Il faudra réparer l’écran dès mon arrivée au Chili. Je note.
J’ai très hâte de voir Jérôme qui étudie actuellement à Santiago justement. Il vient de terminer son premier semestre et est en vacances. Nous aurons beaucoup à nous conter.
Toujours à l’aéroport d’Ottawa, je passe mon temps à améliorer mon profil d’Internations, une association d’expatriés qui me permettra de rencontrer des gens. Je me suis jointe à plusieurs groupes d’intérêt et je m’inscris aussitôt à une marche prévue le 8 décembre. La semaine prochaine je suivrai des cours d’espagnol – 20 heures intensives. Ce sera intéressant.
Le vol de Toronto à Santiago est retardé de plus d’une heure en raison de difficultés mécaniques mais le vol lui même se passe bien. J’ai dormi tout le long malgré un siège très étroit et inconfortable.
Arrivée à Santiago
A l’aéroport de Santiago, le samedi 5 décembre 2015 (Jour 2), j’ai du mal à me trouver un chariot pour transporter mon vélo et la boîte fait croire aux douaniers qu’il est neuf. Ces derniers exigent une preuve d’achat que je n’ai pas évidemment. Je tente d’expliquer dans mon espagnol très limité qu’il s’agit de mon propre vélo. Ils l’inspectent attentivement et me laissent enfin passer. Aussitôt, je prends une navette-minivan au coût de 40$ CAD pour me rendre à mon condo au 110, rue Carmen, Dept 2003 (loué via Airbnb), Santiago Centro, près du métro Santa Lucia.
Je vois Jérôme peu après. Il partage un appartement avec deux colocataires dans un édifice situé de l’autre côté de la rue Carmen. Dès installée, je me promène ensuite dans mon voisinage; je fais quelques emplettes et je prépare une salade pour le repas avec Jérôme et Luis, son colocataire.
Je refais mon vélo
Aujourd’hui le dimanche 6 décembre 2015 (Jour 3), ma première journée complète à Santiago, je me lève à 8 heures et je lis mes messages courriels. Jérôme et Luis me rejoignent vers 11 heures. J’ai préparé des asperges, du saumon, du poulet et une salade aux poires, noix de pacanes et fromage. Nous accompagnons le tout d’un vin rouge chilien aux cépages cabernet franc et carmenère ainsi qu’un chardonnay. Jérôme et Luis partent vers 16 heures car ils jouent au soccer.
Je m’attarde ensuite à remonter mon vélo, ce qui s’avère une tâche ardue. J’ai du mal à replacer une pédale et il manque un morceau à ma pompe donc je ne peux pas gonfler les pneus. Mon propriétaire me suggère de me rendre à un des magasins de vélo de la rue San Diego à quelques coins d’ici. J’irai demain après mon cours d’espagnol.
Il fait beau toute la journée mais pas assez chaud selon moi pour me baigner à la piscine de l’édifice. Je décide alors de me reposer à l’appartement. J’aime bien mon nouveau chez moi!
Cours d’espagnol
Vers 8h15 ce matin le lundi 7 décembre 2015 (Jour 4), je me rends à mon premier cours d’espagnol à environ deux kilomètres de marche. On me place au niveau 1 des cours élémentaires. Nous sommes six dans la classe, y compris Doris, 56 ans de l’Allemagne. Elle aussi vient de se séparer d’un deuxième mariage. Mère de trois enfants : une fille, un garçon et une fille ainsi que deux petits enfants, elle passe quelques temps ici à Santiago suite à un épuisement professionnel dit-elle.
A mon avis, notre instructeur, José Luis, est plus ou moins compétent comme pédagogue. Je m’attendais à communiquer davantage oralement dans le cours mais ce dernier s’avère plutôt livresque.
Après le cours, je me rends au Costanera Norte, le plus grand centre d’achat (en hauteur) de l’Amérique du Sud. Il se trouve à la station de métro Tabalada. Je tente de trouver, en vain, un kiosque où je peux faire réparer mon téléphone. A un moment donnée, je considère même en acheter un nouveau mais c’est beaucoup trop dispendieux. Il faudrait payer environ 58,000 CLP pour 40 minutes, soit environ 36 cents la minute. (Le taux d’échange tourne autour de 500 CLP pour 1 CAD). Je dois absolument trouver d’autres options plus raisonnables.
J’achète un cadenas et une bouteille d’eau pour mes activités de vélo. Les gens ne parlent pas l’anglais du tout ici à Santiago mais on se fait comprendre. Parfois certaines personnes se portent volontaires pour interpréter, m’aider à me rendre à destination et même à faire mes achats. Par exemple, une dame d’Argentine a quand même pris beaucoup de son temps pour m’aider à acheter d’un téléphone. Après tout, j’ai fini par renoncer à l’achat.
Centre touristique de Providencia
A la sortie du centre à 17 heures, je me présente au centre touristique de Providencia. Puisqu’il ne sert que la région de Providencia, les préposés me recommandent de me rendre plutôt au 1550 rue Providencia. Là, j’obtiens des sites web, des cartes métro, des dépliants au sujet des régions viticoles, des sentiers pédestres, mais rien sur les pistes de vélo!
Enfin je retourne chez moi vers 19 heures avec une faim de loup! Heureusement qu’il me reste une salade aux lentilles dans le frigo!
Journée tranquille
Je me repose aujourd’hui le mardi 8 décembre 2015 (Jour 5). Tout est fermé en raison d’un congé. Je me lève doucement, me prépare une bonne omelette et me rends chez Jérôme. Lui, Louis et moi nous baignons dans la piscine située sur le toit de leur édifice. De là haut nous avons une vue époustouflante des montagnes à l’est. Il fait plein soleil, le ciel, d’un bleu éclatant, est complètement dégagé et la chaleur se fait sentir.
Nous revenons tous chez moi et une amie de Jérôme et Luis vient nous rejoindre peu après. Quelques ingrédients retrouvés dans leur cuisine servent à la préparation d’un met nourrissant. Luis et Jérôme veulent épuiser toute la nourriture qui reste avant leur mini-séjour en Équateur durant le temps des fêtes. Lorsqu’ils retournent chez eux, je prends une marche au mont Santa Lucia qui se trouve en face de chez moi. Il s’agit d’un assez grand parc avec plusieurs sentiers.
A 19h30, Kylie, vient récupérer l’argent pour mon inscription à un repas privé prévu demain soir et organisé par l’association Internations dont nous sommes toutes les deux membres. Ce sera sans doute fantastique!