Jour 7 – Contrôle de police en route vers Gondar

Ce matin Nancy ne sent pas bien. Elle ne vient pas déjeuner. Nous réglons la facture de chambre à la réception. Ybeltal nous a commandé un minibus transportant des personnes locales en direction de Gondar. 

Il n’y a que 175 km à faire mais on prend près de cinq heures à nous y rendre. Il fait très chaud et humide et les passagers sont tassés comme des sardines. Certains veulent ouvrir leur fenêtre d’autres s’en plaignent. En général toutefois, les passagers sont tranquilles.

En route, l’autobus s’arrête à plusieurs postes de contrôle. À l’un d’eux par contre, les policiers ordonnent le conducteur de les suivre et à tous les passagers de descendre du minibus. Un jeune policier qui parle un peu l’anglais vient jaser un peu avec moi, ravi de savoir que je connais l’anglais. Il me demande de le prendre en photo.  

Après une quarantaine de minutes d’attente, lorsque je réalise que Gondar ne se trouve qu’à 60 km, je décide de rejoindre notre auberge par téléphone afin que quelqu’un puisse venir nous chercher en navette. Toutefois, je ne peux pas téléphoner car je n’ai toujours pas accès ni au Wifi, ni à l’internet, ni au service téléphonique. J’approche alors notre jeune ami policier. Dès qu’il s’apprête à le faire toutefois, nous apprenons que nous pouvons enfin continuer notre route en minibus.

Arrivée à Gondar

Dès notre arrivée à Gondar, notre pied à terre pour visiter les monts Simiens, nous nous installons au Lodge du Château, un endroit très charmant. Un jardin luxueux décore le centre du complexe et une terrasse surplombe la ville et la rivière. On nous offre des fruits et des jus frais et nous avons accès à du café et du thé toute la journée. 

Nous rencontrons deux Canadiens, Alfred et Greg, qui ont passé sept semaines à faire du bénévolat à Addis. Comme nous, ils viennent d’arriver dans la région et visiterons Gondar quelques jours avant de se diriger vers Lalibela. 

Gondar se distingue de Bahir Dar par ses chateaux forts et ses forteresses. Certains se trouvent au centre de la ville tandis que d’autres sont dispersés en  campagne. La ville nous paraît également plus propre et plus sécuritaire que Bahir Dar. Nous nous y plaisons déjà.

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