A 7h30 (heure internationale), nous prenons notre petit déjeuner compris à l’hôtel. Ybeltal nous attend déjà dans le mini bus. Deux autres jeunes hommes l’accompagnent. On nous conduit d’abord au village Tiss Abay près des chutes du Nil bleu où il y a une grande célébration religieuse annuelle qui rassemble plusieurs pèlerins. Ces derniers arrivent à pied, en auto ou en bus. Tito et Abush prennent la relève lorsque Yebeltal s’absente un bon moment afin de participer aux festivités avec sa famille.
Il faut deux heures de route pour nous rendre au village. Les nombreux nids de poule obligent le chauffeur à conduire prudemment et lentement.
A destination, nous marchons environ deux heures vers les chutes. Il fait très chaud en plein soleil. Il faut porter une casquettes ou un châle sur la tête.
Lors de la marche, une habitante montre à Nancy, qui fait elle-même des crêpes en Suisse, comment faire du pain injera sur un feu de bois. Elle fait toutes les étapes de production. Enfin, nous traversons les chutes par le pont et revenons en bateau.
Repas chez la famille de Tito
Tito nous invite à prendre le repas chez sa famille. Ses trois soeurs et leurs enfants, la mère et quelques autres invités s’y trouvent. Nous mangeons à l’intérieur. Les femmes préparent des plats d’injera et des wets (ou wats – types de caris) de légumes, riz, pommes de terre, légumineuses et tofu que nous consommons en commun.
On nous offre ensuite le café préparé et servi selon la cérémonie traditionnelle. Les petits enfants aiment s’asseoir sur nos genoux et échanger quelques mots dans nos langues respectives. Nous sommes accueillies comme des reines.
Retour à Bahir Dar
Dès le retour chez nous vers 15 heures, nous nous rendons au bureau des Backpackers afin d’obtenir un estimé des coûts associés à une randonnée pédestre aux monts Simiens et une excursion au Danakil. A notre avis, les frais sont excessifs.
Je réussis toutefois à négocier un rabais raisonnable. Toutefois, j’hésite d’acheter dès aujourd’hui les billets de la visite du Danakil car le site du gouvernement canadien a émis une interdiction claire de nous rendre dans cette région considérée dangereuse aux plans politique et économique. Il serait préférable d’obtenir l’avis de touristes qui y reviennent avant de confirmer l’achat.
Alex, un acolyte de notre guide, nous propose de faire une randonnée jusqu’au pont italien où le Nil se déverse dans le lac Tana. Un hippopotame fait surface au loin dans le fleuve. La marche au crépuscule est agréable.
Nous retournons en tuk tuk (aussi dit bajaj) et soupons avec Alex à un restaurant près de notre hôtel. Le repas nous coûte 900 ETB en tout, y compris une bouteille de vin qui, à elle seule, coûte 500 ETB. Oh là là! Nous sommes sidérées! Ça nous apprendra!
Alex, qui a 20 ans, (âge éthiopien), nous dit avoir trop bu! Il courtise maladroitement Nancy tout le long de la marche de retour. Voilà une autre pratique courante en Éthiopie qui veut que les jeunes hommes charment les femmes étrangères afin de leur soutirer de l’argent. Nous ne sommes pas dupes; nous le retournons chez lui en taxi.