Arrêt au département d’immigration
Puisqu’il faut faire ajouter un jour à nos visas de trente jours car le vol au Sénégal a lieu le 31ème jour, nous nous rendons à pied au Main Department of Immigration and Nationalities Affairs afin de régler le tout. Heureusement, ce dernier se situe à quelques rues de l’hôtel. Malgré la longue file d’attente, nous passons assez rapidement et l’ajout se fait sans problème.
Prochaine destination: terminus d’autobus afin d’acheter nos billets à destination de Bahir Dar. En route, nous nous arrêtons au bureau de Ethiopian Tourist Travel (ETT) en espérant rencontrer Sunight, une préposée avec laquelle j’ai échangé quelques emails lors de la planification du voyage. Toutefois, seule une aide se trouve au bureau car c’est l’heure du lunch.
Peu après, nous signalons un taxi qui nous rend à l’église St-George. Henok arrive une heure plus tard. Entre temps, nous assistons à notre première cérémonie du café au Diva Café & Restaurant.
Visite du Merkato
Henok, nous guide à travers le Merkato, un des plus grand marché extérieur (à ciel ouvert) de l’Afrique et possiblement au monde. Il nous fait également passer devant le stade où l’équipe St-George gagne 1-0 au tournoi de football. Toute cette marche nous ramène dans la région d’autobus de ce matin. En compagnie d’Henock et de son ami, nous dégustons deux ‘wets’ (aussi dits ‘wats’ ou caris): un plat de Shiro (98 ETB) et du Firfir (50 ETB) à un petit restaurant tout près de la station.
Le wet shiro se compose de poudre de pois chiches, oignons rouges, tomates, ail et épices typiques d’Éthiope (p.ex. bérbéré). Quant au wat firfir, celui-ci utilise des restes d’injera non mangé à une base de tomate, oignons, ail et épices. Ces deux plats sont également communément consommés durant la période de jeûne.
Le soir Henok et son ami nous invitent à une prestation d’une chansonnière connue en raison de ses chants traditionnelles de la région du Tigré. Mais avant, ils nous guident vers un petit bar et commandent bières et vins. Nancy et moi sirotons notre vin pendant que nos hôtes boivent une bière après une autre.
A un moment donné, Henok reçoit un appel. Lorsque Henok lui annonce qu’il est en compagnie d’une Suisse et d’une Canadienne, la personne lui dit qu’il connaît quelqu’un en Suisse car il y a passé quelques années.
Après plusieurs échanges, Nancy apprend, à sa grande surprise qu’il s’agit effectivement d’un voisin qu’elle connaît très bien. Il accueille en effet des Éthiopiens et les aide à s’intégrer dans la société suisse. Quelle coincidence incroyable!!
Soirée au centre culturel Fendika
Il est maintenant l’heure de nous rendre au centre culturel Fendika, où a lieu le spectacle de chants folkloriques. La place est déserte. Nous trouvons une table au fond de la pièce. Henok commande du t’edj, une boisson alcoolisée de couleur jaune à base de miel et servie dans des verres qui ressemblent à des tubes de laboratoire. Puisqu’il a un goût légèrement amer, Nancy et moi le buvons très très lentement. Nos hôtes par contre s’empiffrent.
Le spectacle commence. Nous nous amusons à danser la ‘chicken dance’ supposément typique de la région du Tigré. Il s’agit principalement à rehausser les épaules au rythme de la musique.
Lorsque les hôtes s’absentent momentanément, Nancy et moi vidons le contenant de nos gobelets dans les leurs. Ils sont totalement ivres! Vers minuit, nous signalons à Henok qu’il se fait tard et que nous rentrons en taxi.
Il semblerait que cette approche envers les touristes, commune en Éthiopie, se fait dans le but de les enivrer et de s’emparer de leurs biens. Heureusement que Nancy et moi avons l’habitude de toujours garder nos sacs à mains sur nous. Assurément, nous nous en sommes bien sorties cette-fois mais cette routine se répétera souvent durant notre séjour.