Jour de l’an avec Guido et Margarita
Ça fait toujours drôle d’écrire une nouvelle date. Je me souviens il y a longtemps de ça quand je songeais à la possibilité de prendre ma retraite à 60 ans en 2016 et que c’était tellement loin dans le temps. Mais nous voilà arrivée! Hier soir Carole et moi avons veillé jusqu’à 1 heure du matin. Ce matin (Jour 29), nous écrivons dans notre journal personnel respectif et nous envoyons des messages de meilleurs vœux pour la nouvelle année à nos proches.
Peu après, Carole se rend à l’église mais celle-ci n’est pas encore ouverte. A son retour chez nous, nous demandons à papa sa bénédiction, une tradition qu’il a toujours valorisée. Nous lui parlons via Skype. Il ne se sent toujours pas trop bien. Nous rejoignons notre sœur Sylvie qui, elle, est très positive.
Vers 13h30, nous décidons de marcher en ville afin de voir s’il y a de l’action aux parcs mais il ne se passe absolument rien. Les rues sont complètement vides. Les parcs aussi. Carole trouve enfin un restaurant ouvert près du parc Brazil. Je choisis un ceviche péruvien et elle se prend des brochettes de poulet. Bons choix!
Carole et moi retournons chez nous afin de préparer notre pichanga maison que nous servirons à nos invités Guido et Margarita. Ce dernier contient des œufs durs, du fromage, tomates, olives, avocats, oignons verts, pommes de terres rôties, poulet et coriandre. Puisque Guido est végétarien, sa portion est sans poulet. Le repas est servi sur la terrasse mais le dessert, à l’appartement. Nous jasons jusqu’à 10h30. Belle soirée et beau début de l’année 2016.
En route vers Valparaiso
Ce matin le 2 janvier 2016 (Jour 30), Carole et moi récupérons notre voiture au Chile Rent-a-Car à Bella Vista. En route vers Valparaiso, nous nous arrêtons d’abord au vignoble Emiliana. Carole s’y plaît beaucoup et avec raison car ce dernier se veut unique par sa culture biodynamique et biologique. Nous prenons plusieurs photos de l’entourage.
Vient ensuite la visite du vignoble Viñamar, très majestueux et qui produit d’excellent vins blancs. Nous voulons ensuite dîner au vignoble Indomita, également impressionnant avec vue spectaculaire de la vallée de Casablanca, mais c’est complet.
On nous recommande d’aller plutôt au restaurant Casabotha, de l’autre côté de la route principale. Quel endroit ‘cool’! David, le propriétaire et chef cuisinier de la place se présente, ainsi que sa fille Joy et une amie Jade, d’Angleterre qui parle très bien le français.
À cet endroit, on nous sert d’abord un ceviche au thon cru, câpres et gingembre. Carole se commande ensuite un ravioli au poulet et crème d’artichaut tandis que je demande un ravioli au canard. Quels délices! Le tout est arrosé d’un excellent Pinot Noir. J’en achète un ainsi qu’une bouteille de Sauvignon blanc de Viñamar.
A Valparaiso avec Carole
Enfin à Valparaiso, nous grimpons jusqu’au sommet de la ville parmi les taudis. Un peu plus tard, nous prenons un café cortado à la plaza au coeur de la ville.
Lors de notre balade en ville, Carole se fait presque voler sa chaîne portée à son cou. Dès qu’elle sent la main de l’escroc, elle pousse un cri si déchirant qu’il file à toute vitesse. Nous avions été prévenue de ce danger dans cette ville touristique qui possède plusieurs quartiers pauvres.
Lorsque nous trouvons Élaine, Jérôme et Louis à la gare, nous leur faisons signe de monter dans la voiture et retournons tous ensemble à Santiago. Élaine et Louis quittent vers 21 heures afin de prendre l’autobus qui les amènera vers le sud du pays.
Messe à la Cathédrale
Je ne sais toujours pas trop à quoi m’attendre le dimanche ici à Santiago. D’abord, ce matin le 3 janvier 2016 (Jour 31), nous retournons l’auto. Nous avons eu quelques problèmes : on nous l’avait passée salle, avec seulement les trois quarts remplie d’essence et personne n’était au poste hier pour le retour avant 21 heures. Nous avons été obligées de la garer sur la rue. Nous l’avions réservée pour le dimanche également mais nous décidons de rester à Santiago. Enfin, tout s’est réglé.
A 10h30, nous nous rendons à la Cathédrale à la Plaza de Armas et assistons à la messe de 11 heures, donnée en espagnol. Le prêtre fait un discours interminable au sujet des rois mages. Notre marche nous guide ensuite vers le Barrio Brazil afin de peut-être voir de l’action dans les rues mais tout est encore désert et tranquille. Peu après, le métro nous mène au Barrio Lastarria où il y a un peu de touristes et où un restaurant nous sert des empanaditos au bœuf haché et du risotto aux champignons.
Prochain item à l’ordre du jour: le Parque Forrestal. Nous y croisons quelques familles mais aucune musique, bref, rien d’exitant. Nous retournons donc, un peu déçues, à l’appartement où nous jouons aux dés et regardons le film ‘8 Minutes Before Dying’. Au final, une journée un peu moche et grise mais en très bonne compagnie.
Départ de Carole
Carole part ce soir le lundi 4 janvier 2016 (Jour 32). Il faut lui trouver un moyen de transport pas trop cher pour se rendre à l’aéroport. Je réserve un collectivo avec TransVip et je reçois un reçu de la transaction mais pas de message courriel de confirmation. Son vol part à 21h10 mais ça prend une heure et quarante minutes pour se rendre à l’aéroport donc nous réservons le rendez-vous à 16h30 pour l’arrivée à 18h10.
Dès que Carole a préparé sa valise, nous nous promenons dans le quartier de Providencia. Nous prenons un bon petit déjeuner et nous nous dirigeons vers l’arrêt métro Salvador. De là nous marchons dans le parc qui longe la rue mais il n’y a pas trop à voir sauf quelques fontaines et une cathédrale que nous visitons. Nous dînons au restaurant Huelen sur la rue du même nom. Elle prend un sandwich au saumon et moi, un wrap au thon. L’après-midi passe ainsi tout doucement.
Au retour nous nous arrêtons au Cerro Santa Lucia. J’achète quelques sachets de merken (épice chilienne) au petit magasin artisanal Mapucho. En route vers l’appartement, nous nous prenons chacune une glace molle aux framboises. Ça fait vraiment été!
A 16h35 dès que nous franchissons l’entrée de l’édifice de mon appartement, je reçois un appel de TransVip m’avertissant d’un retard de cinq. Ça marche! Nous nous donnons la bise, nous nous saluons et à plus tard via Skype et email! Bon voyage de retour ma chère sœur!